lundi 20 juin 2011

Lecture à Berlin/Lesung in Berlin

Un petit marathon de lecture vient de s'achever avec la fin de la 13ème édition de 48 Stunden Neukölln et un livre y a même vu le jour. La lecture du "Dit de l'Amazone Bottée" en allemand, français ou anglais selon les langues des auditeurs a d'abord eu lieu vendredi et samedi soir dans le boudoir aménagé dans l'entresol du Rixpack-Hostel, à la nuit tombée comme il se doit. L'endroit mis à disposition pour le festival était divisé en trois espaces accueillant une dizaine d'artistes. Celui sous l'escalier était parfait pour accueillir mes lectures.

L'Amazone en son boudoir du Rixpack Hostel

L'Amazone en liseuse

Puis samedi, aux alentours de minuit, c'est dans la galerie TRAKTOR, qu'elle s'est installée devant les toiles colorées de scènes orgiaques de Roberto Farinacci et de Valentina.  Un fauteuil rouge, une table, des lumières étudiées et son carnet ont suffi pour transformer l'une des salles de la galerie en cabinet de lecture. Les visiteurs du soir, les flâneurs du festival, arrivaient par vague pour écouter l'histoire de l'Amazone et leur silence éloquent  fut sa récompense. La proposition de revenir dans ce lieu dans quelques mois avec une exposition des boîtes chambres d'hôtels et les plans amoureux des villes était lancée par le maître des lieux, qui étrangement, un soir d'hiver 2010 m'avait transporté en Amazone sur son vélo alors que j'errais, perdue dans les rues, à la recherche d'une fête… Destin ? Ah Berlin, j'aime ta magie !

Le salon de lecture improvisé dans la galerie Traktor


Portrait de la lectrice

Et à l'occasion de la lecture pour la première fois à Berlin du "Dit de l'Amazone bottée", est paru le livre illustré de sérigraphies, de photos, d'empreintes de dentelles réalisé par Adeline Meilliez : une bien belle collaboration. Découvrez-le sur cette page. Une édition bilingue français-allemand verra le jour en août.

mercredi 15 juin 2011

48 Stunden Neukölln/Berlin J 2

La tension monte, notre magnifique sous-sol d'une usine transformée en hostel commence à ressembler à un lieu underground bien berlinois… Scène de concert, accrochage d'images, installation, cela commence à prendre forme. "Love is Luxury" prend ses quartiers d'été.
Mon "boudoir" sous l'escalier a perdu ses toiles d'araignée, sa poussière et son bric-à-brac.  Le décor s'installe, l'éclairage s'affine et même le sol se recouvre de moquette rouge. Me voilà presque prête pour la 13ème édition de 48 Stunden Neukölln, incroyable festival qui comptabilise des centaines d'événements.


Voilà de quoi accueillir les visiteurs curieux de rencontrer l'Amazone Bottée et son petit carnet et de découvrir également les sérigraphies d'Adeline Meilliez.  
C'est au 75 Karl-Marx Strasse à Berlin, du vendredi 17  au dimanche 19 juin. L'entrée est libre. Et merci encore à Eric Lange et sa fidèle Anneka du Mouv' pour leur appel de ce soir.

lundi 13 juin 2011

I love Neukölln

"I love Neukölln", voilà le titre de "l'Artzin" proposé par Adeline Meilliez à cinq jours du festival 48 Stunden Neukölln. Neukölln c'est le nom d'un quartier populaire de Berlin, au sud de Kreuzberg, entre Treptow et Tempelhof.
Les habitants de la Reuterstrasse et des artistes sont conviés à faire une page, illustrant le titre et leur façon d'aimer leur quartier. Le format est A5 avec la largeur raccourcie d'1 cm. Couverture sérigraphiée et pages intérieures en photocopie. Voilà mes propositions de page. Sur les photocopies en N/B, je réinterviendrai au tampon et à l'encre rouge. A suivre donc…

Proposition 1


Proposition  2

mardi 7 juin 2011

Exil en vue - Marseille

"Exil en vue - Marseille", voilà le titre de la grande toile collage que je présente à l'exposition "Bleu Mistral" à l'Ofaj de Berlin. Comme une page sortie de l'atlas géant des villes-miroirs, celle d'où on part et où l'on accoste. Il s'agit de Marseille, en deux plans inversés : l'un des ports, tiré d'une carte marine et l'autre de la ville elle-même. Les collages de texte sont bilingues en français et en allemand. Des récits fragmentaires qui disent l'exil, la peur du départ, l'inquiétude d'une arrivée possible, le manque de chez-soi, les attentes déçues ou comblées. Même sans référence directe, c'est le livre "Transit" d'Anna Seghers et l'histoire des migrations à Marseille qui sous-tendent ce travail.

Exil en vue - Marseille

Plan rapproché 1


Plan rapproché 2


Cette carte  résume et accompagne la valise-livre de l'exil fabriqué en 2008 et que j'ai retravaillée à l'occasion de cette expo. Je la présenterai bientôt. Il lui manquait un "visuel vertical".