lundi 9 janvier 2012

Carnet de New York

Mon blog sur New York dort doucement car la vie me tient éloignée de cette ville. Mais le désir d'y séjourner à nouveau me prend parfois au détour d'une conversation, d'un film, d'un rêve…

En attendant, je suis en train de retravailler le contenu du blog (dont le design est si moche et quasiment inchangeable que j'en ai honte). Je reprends donc mes textes et mes images pour en faire un carnet de voyage numérique. Je vous présente la première ébauche, 8 pages à feuilleter pour l'instant, (mais j'ai de quoi en faire des dizaines) quelques pages à lire et à regarder, toujours grâce à Issuu (et à la constuction du site réalisé pour mes études) puisque le thème de ce site était libre.
Bientôt j'y associerai aussi du son, quand j'aurai le temps… New York, c'est aussi une bande-son…




samedi 31 décembre 2011

Voeux 2012

      La petite tradition annuelle de la carte de voeux ! J'adore cet exercice, tellement que l'année dernière j'en ai fait deux. Cette année, la première, prête une poignée d'heures avant l'heure en attendant les retardataires. Point de photos cette année, mais un collage, un vrai, sans rajout de texte ou de découpage numérique ! Une carte à l'ancienne faite avec des ciseaux, de la colle, un vieux carton de loto, des mots découpés dans des magazines et la dernière phrase d'un livre, vous savez, celle qui précède le mot "fin". Je rassure les amateurs de livres et de littérature, cette phrase provient d'un livre sauvé pour 10 centimes d'euro d'une mort certaine dans une poubelle. J'ai adoré le film qui est devenu un livre ai-je découvert à cette occasion mais le chef-d'oeuvre, c'est le film, pas le livre… Une idée ?
Je cause, je cause, mais j'en oublie le principal : vous souhaiter une très bonne année 2012, créative, artistique, amoureuse, pleine de rencontres, d'échanges, de projets utopistes et réalistes, de résolutions intenables et de rêves possibles.

"Voeux d'artifice"
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Pour une année enflammée, survoltée et colorée !

vendredi 9 décembre 2011

Marché de Noël pétillant !

Dans le prolongement de la soirée du 3 novembre dernier, Lab.L organise son premier marché de Noël avec la vente d'oeuvres de 1 à 1 000 euros au 18, 19 bd Leccia à Marseille, en collaboration avec le restaurant évènement ROUGE.
Mes livres, dont j'ai présenté les belles couvertures réalisées par Adeline Meilliez, feront partie des objets présentés pour une somme modique. Deux séries sont présentées, l'une "de luxe et cousue main" et une "cousue main".

Alors pour ceux qui ont "raté" la soirée du 3 novembre, voilà de quoi vous donner envie de venir les 9 et 10 décembre prochains :





Je tiens également à remercier le photographe Joël Assuied pour les portraits de l'Amazone Bottée, saisie dans l'après-lecture. En voilà un, photographié dans le boudoir d'un soir :

L'Amazone Bottée et son carnet

Pour le Marché de Noël de Noël pétillant qui commence aujourd'hui même, toutes les infos utiles sont là !

mardi 29 novembre 2011

La Belle-Navette

      Une utopie du réel, un projet né dans la tête d'habitants du quartier de la Belle-de-mai au sein du collectif des Brouettes & Cie qui ne veulent plus attendre des promesses, des plans qui ne voient jamais le jour, ni les Calendes grecques pour agir et faire entendre leurs besoins. Alors voilà, le projet est monté, clé-en-main, économique (si on le compare aux millions -centaines de millions même- du futur toit du stade vélodrome et du prolongement du tram Rue de Rome (où passe déjà des bus dessus et le métro dessous) Les habitants de la Belle-de-Mai ont droit aussi à des transports dignes de ce nom, le soir, et la nuit… pour vivre tout simplement.


Alors La Belle Navette c’est quoi ?
- un petit bus,
- une liaison entre la ligne 2 du tram, arrêt Longchamp, et la Place Cadenat à la Belle de Mai,  à la louche 500-600 mètres mais un double tunnel inhospitalier.
- un relais de la ligne 49 (dont le service s’arrête à 20H11) à partir de 20H00 jusqu’au dernier tram à 00h40.
- une ligne opérationnelle dès 2012, (oui c'est ça qu'on veut !)
- un véhicule propulsé par une énergie renouvelable, (parce que la planète nous dira merci !)
- un transport adapté aux personnes à mobilité réduite. (parce que tout le monde a le droit à la mobilité !)
Ensemble, menons cette campagne solidaire et citoyenne et exprimons nos besoins en transports collectifs…. Alors :
Signez la pétition pour soutenir ce projet citoyen et solidaire avant notre rendez-vous avec les services de la mairie
et donnez quelques euros pour aider aux frais de la campagne. 
Merci à vous Marseillais, Citoyens du Monde, amis de soutenir ce projet.

lundi 7 novembre 2011

#3 Sensualité - Lab.L - Ateliers du bd Leccia

Le vent d'automne nous pousse à nous couvrir déjà, le vent de la sensualité qui a soufflé le 3 novembre dernier sur les Ateliers du bd Leccia à la Belle-de-Mai nous invitera, lui,  à nous, vous découvrir…
Sous l'impulsion de LN Boul et Sarah K, avec le soutien de SAFFIR galerie nomade, NUN et Proxi-Pousse, le troisième "vernissage vivant" des ateliers du boulevard Leccia a eu lieu…

Je vous invite à feuilleter le menu de cette soirée sensuelle  pour vous ouvrir l'appétit…


Le programme


La lecture


A cette occasion, mise en vente du livre en édition limitée, couverture sérigraphiée et cousue main du "Dit de l'Amazone Bottée"… Et présentation des premières "chambres", travail en cours. 


mardi 23 août 2011

Le Dit de l'Amazone Bottée - Nouvelle édition !

C'est au Drucksalon, atelier de sérigraphie partagé d'Adeline Meilliez  que la nouvelle couverture du petit livre Le Dit de l'Amazone Bottée a fini de voir le jour, par une orageuse journée berlinoise…

Les premiers exemplaires, pliés et découpés, attendent leurs pages et le ruban qui reliera le tout


Détails de l'intérieur, avec le rabat découpé 


Silhouette de femme en liseuse et toutes en courbes regardant son double aux yeux voilés


Le résultat final…


Adeline s'est inspirée du texte, de photos faites ensemble dans sa belle chambre-atelier et de son attrait pour les dentelles pour réaliser les dessins. En novice de la sérigraphie, j'ai imprimé sous ses conseils quelques feuilles pour les couvertures extérieures. Caler la feuille, encrer le cadre, imprimer d'un geste sûr, tout cela demande le savoir-faire et l'acquisition de gestes techniques. La couverture extérieure est d'un roux cuivré, petit mélange cuisiné dans un pot de yaourt par moi-même. L'intérieur est noir, cuivré et rose, et magnifiquement composé par Adeline.

Quelques exemplaires seront présentés par Adeline au Druck Berlin - Berlin Screen Festival organisé par le Stadtbad Wedding (dans une ancienne piscine…) tandis que j'emporterai les autres dans le Sud en vue des prochaines lectures où ils seront en vente. A suivre, donc…

Pour les impatients, écrivez-moi un petit mail pour réserver votre exemplaire DeLuxe…

lundi 20 juin 2011

Lecture à Berlin/Lesung in Berlin

Un petit marathon de lecture vient de s'achever avec la fin de la 13ème édition de 48 Stunden Neukölln et un livre y a même vu le jour. La lecture du "Dit de l'Amazone Bottée" en allemand, français ou anglais selon les langues des auditeurs a d'abord eu lieu vendredi et samedi soir dans le boudoir aménagé dans l'entresol du Rixpack-Hostel, à la nuit tombée comme il se doit. L'endroit mis à disposition pour le festival était divisé en trois espaces accueillant une dizaine d'artistes. Celui sous l'escalier était parfait pour accueillir mes lectures.

L'Amazone en son boudoir du Rixpack Hostel

L'Amazone en liseuse

Puis samedi, aux alentours de minuit, c'est dans la galerie TRAKTOR, qu'elle s'est installée devant les toiles colorées de scènes orgiaques de Roberto Farinacci et de Valentina.  Un fauteuil rouge, une table, des lumières étudiées et son carnet ont suffi pour transformer l'une des salles de la galerie en cabinet de lecture. Les visiteurs du soir, les flâneurs du festival, arrivaient par vague pour écouter l'histoire de l'Amazone et leur silence éloquent  fut sa récompense. La proposition de revenir dans ce lieu dans quelques mois avec une exposition des boîtes chambres d'hôtels et les plans amoureux des villes était lancée par le maître des lieux, qui étrangement, un soir d'hiver 2010 m'avait transporté en Amazone sur son vélo alors que j'errais, perdue dans les rues, à la recherche d'une fête… Destin ? Ah Berlin, j'aime ta magie !

Le salon de lecture improvisé dans la galerie Traktor


Portrait de la lectrice

Et à l'occasion de la lecture pour la première fois à Berlin du "Dit de l'Amazone bottée", est paru le livre illustré de sérigraphies, de photos, d'empreintes de dentelles réalisé par Adeline Meilliez : une bien belle collaboration. Découvrez-le sur cette page. Une édition bilingue français-allemand verra le jour en août.

mercredi 15 juin 2011

48 Stunden Neukölln/Berlin J 2

La tension monte, notre magnifique sous-sol d'une usine transformée en hostel commence à ressembler à un lieu underground bien berlinois… Scène de concert, accrochage d'images, installation, cela commence à prendre forme. "Love is Luxury" prend ses quartiers d'été.
Mon "boudoir" sous l'escalier a perdu ses toiles d'araignée, sa poussière et son bric-à-brac.  Le décor s'installe, l'éclairage s'affine et même le sol se recouvre de moquette rouge. Me voilà presque prête pour la 13ème édition de 48 Stunden Neukölln, incroyable festival qui comptabilise des centaines d'événements.


Voilà de quoi accueillir les visiteurs curieux de rencontrer l'Amazone Bottée et son petit carnet et de découvrir également les sérigraphies d'Adeline Meilliez.  
C'est au 75 Karl-Marx Strasse à Berlin, du vendredi 17  au dimanche 19 juin. L'entrée est libre. Et merci encore à Eric Lange et sa fidèle Anneka du Mouv' pour leur appel de ce soir.

lundi 13 juin 2011

I love Neukölln

"I love Neukölln", voilà le titre de "l'Artzin" proposé par Adeline Meilliez à cinq jours du festival 48 Stunden Neukölln. Neukölln c'est le nom d'un quartier populaire de Berlin, au sud de Kreuzberg, entre Treptow et Tempelhof.
Les habitants de la Reuterstrasse et des artistes sont conviés à faire une page, illustrant le titre et leur façon d'aimer leur quartier. Le format est A5 avec la largeur raccourcie d'1 cm. Couverture sérigraphiée et pages intérieures en photocopie. Voilà mes propositions de page. Sur les photocopies en N/B, je réinterviendrai au tampon et à l'encre rouge. A suivre donc…

Proposition 1


Proposition  2

mardi 7 juin 2011

Exil en vue - Marseille

"Exil en vue - Marseille", voilà le titre de la grande toile collage que je présente à l'exposition "Bleu Mistral" à l'Ofaj de Berlin. Comme une page sortie de l'atlas géant des villes-miroirs, celle d'où on part et où l'on accoste. Il s'agit de Marseille, en deux plans inversés : l'un des ports, tiré d'une carte marine et l'autre de la ville elle-même. Les collages de texte sont bilingues en français et en allemand. Des récits fragmentaires qui disent l'exil, la peur du départ, l'inquiétude d'une arrivée possible, le manque de chez-soi, les attentes déçues ou comblées. Même sans référence directe, c'est le livre "Transit" d'Anna Seghers et l'histoire des migrations à Marseille qui sous-tendent ce travail.

Exil en vue - Marseille

Plan rapproché 1


Plan rapproché 2


Cette carte  résume et accompagne la valise-livre de l'exil fabriqué en 2008 et que j'ai retravaillée à l'occasion de cette expo. Je la présenterai bientôt. Il lui manquait un "visuel vertical".

jeudi 26 mai 2011

Juni der Provence / Mois "Bleu mistral" à Berlin

Suite au projet Berlin Transit l'année dernière à Berlin, et à la rencontre avec une partie de l'équipe de l'ofaj, l'office franco-allemand de la jeunesse,  l'Infocafé Paris Berlin qui en dépend, organise une série de manifestations autour de la Provence. L'occasion était trop belle de proposer à des artistes berlinois et marseillais de se réunir autour de ce thème. 

De nombreuses soirées sont prévues : vernissage de l'exposition Bleu Mistral, le  7 juin, soirée, chant, lecture et vidéo autour de Marseille le 14, fête de la musique le 21, soirées cinéma et cuisine, le choix est vaste.

Le programme complet à découvrir est ici

Rendez-vous le 7 juin à Berlin !

mercredi 11 mai 2011

L'Amour c'est (pas) du Luxe

       En juin a lieu depuis plus de 10 ans l'événement "48 Stunden Neukölln" à Berlin. Un festival dans l'esprit de la Nuit Blanche à Paris mais "à la berlinoise" dans une multitude de lieux de ce quartier : galeries, cafés, ateliers d'artistes, lieux publics et hôtels…

Je participe à l'édition 2011, avec un collectif d'artistes réunis sous le projet "LOVE IS LUXURY" en proposant une lecture-performance-installation de l'Amazone Bottée, conçue cette fois sous le titre "L'AMOUR C'EST (pas) DU LUXE". La lecture sera en français et "auf deutsch". Cela aura lieu dans le sous-sol d'un hôtel, un recoin improbable comme les aime mon personnage. Je serai accompagnée par Adeline Meilliez, qui jouera la femme de l'antichambre et qui exposera des sérigraphies de femmes tatouées et de l'Amazone.

Voilà l'affiche en attendant l'invitation…

L'affiche imaginée par Mirko Schmidt



lundi 17 janvier 2011

"Ich habe noch einen Koffer in Berlin" *

Berlin est ma ville-muse, la ville qui me donne envie de créer, la ville qui me permet d'exister comme artiste, ville qui me nourrit, par ses lieux, ses habitants, les liens que j'y ai noués et par son énergie… J'y habite par intermittence,  parfois plus, parfois moins, mais j'y pose mes sacs tous les deux mois environ. Et comme le chantait Marlène Dietrich "Ich habe noch einen Koffer in Berlin.*"  Et c'est vrai !

Pour découvrir Berlin et mes petites chroniques, c'est par là : 

Vue sur la Spree, le soir, par la vitre du métro

Pour lire l'article sur l'aéroport de Tempelhof, c'est par ici : 

Une des anciennes pistes de l'aéroport,
paradis du roller, du vélo et de la course à pied

Pour écouter en ligne (pendant un mois) ou podcaster (pendant 7 jours) l'émission consacrée en partie à Berlin et à laquelle j'ai apporté ma petite pierre de flâneuse berlinoise, c'est par là :
Le site de l'émission de "Partir avec… Sandrine Mercier" sur France Inter.

* = "J'ai encore une valise à Berlin"

lundi 3 janvier 2011

L'année 2011 à flot

J'étais partie le 31 décembre au soir avec mes chiffres-perforeurs dans la poche, afin de m'amuser un peu, à table, entre le cerf, sa sauce et ses petits salsifis et le parfait aux dattes, entre un verre d'eau gazeuse et un de vin rouge. C'était dans l'antre de Dyonisos, à la galerie "Zagreus" de Berlin. Je voulais faire de jolis bracelets en papier et des colliers avec la nouvelle année dessus pour mes voisins et voisines de tables, des artistes pour la plupart : ce que j'ai fait avec grand plaisir. Mais, perforer mes petits rubans de 2011, cela a donné des chiffres-confettis que j'ai ensuite laissé flotter dans mon verre. Je les ai photographiés afin d'essayer de créer une carte de voeux moins classique que la précédente. Quelques bidouillages photoshopesques plus tard, voilà le résultat.


Pour une année d'amour et d'eau fraîche

Une année pour se la couler douce

Voilà de quoi souhaiter une année sans trop de remous ni tempête dans un verre d'eau. Que 2011 soit légère comme ces chiffres qui flottent à sa surface et que cette année nous fasse pétiller dans le grand bleu de la vie.

jeudi 30 décembre 2010

Grenades berlinoises

En me baladant dans une arrière-cour berlinoise, sur un tonneau à l'abri de la neige, des grenades séchaient. Symbole d'amour, de prospérité et de fertilité, la grenade est aussi l'un des attributs de Dionysos. Ce fruit aux qualités précieuses m'a semblé propice pour souhaiter à tous mes voeux pour la nouvelle année. Qu'elle soit riche et féconde, et pleine de surprises joyeuses comme de petites graines de grenades juteuses et sucrées, craquant sous la dent … 


Nature morte aux grenades - Berlin 29 décembre 2010

samedi 18 décembre 2010

Mots en creux / Mots au mètre

Depuis quelques mois j'utilise une nouvelle "machine-à-écrire" : le seul point commun avec le modèles classiques est que j'utilise aussi un ruban, mais comme papier. Un ruban long de 200 mètres (mais je coupe avant, je fais de petite bobines à dévider, de quelques mètres). Ma ou plutôt mes "machines-à-écrire" sont en fait des lettres-perforatrices : j'ai l'alphabet et depuis peu les chiffres. Le ruban que j'utilise est du kraft gommé brun (mais il existe aussi en blanc), sans rayure. Je le trouve en Allemagne chez Boesner. Je poinçonne donc mes textes, lettre après lettre, sans point ni virgule en une seule et longue phrase.




Je peux donc coller mes textes sur des vitres, jouer de la transparence et des ombres, je peux les coller sur des murs et jouer sur la couleur du fond, l'effet "lignes d'écriture", je peux aussi en faire des sculptures en volume, mouvantes, instables et éphémères. 



Les "mots en creux" permettent de jouer sur le recto-verso, le lisible-illisible, le signe et le sens, le ruban n'est qu'une ligne presque infinie sortie de la page, sans marge, sans retour à la ligne justement, d'où l'idée d'un "livre-bobine" dont la lecture publique montrerait le débobinage.
L'intérêt plastique des lettres "en creux" est aussi de montrer le non-dit, les lettres manquantes révélant leur absence par leurs contours : dire ce qui est tu, ce qui ne veut pas se dire, les pensées secrètes, ce qui reste insu, même et surtout de soi…



lundi 22 novembre 2010

Carnets de Voyages Berlin

Alors que j'écoute la radio,  Partir avec Sandrine Mercier, émission consacrée cette semaine aux carnets de voyage et à laquelle je participe de loin, via un petit reportage enregistré à Berlin au début du mois avec elle, je me dis que je peux montrer quelques images de plus aux auditeurs qui viendront se promener sur ce blog. Oui le carnet de voyage est hybride, oui, c'est une oeuvre personnelle… Quelques images donc, de ce carnet de mots, de plans, de livres découpés, carnet réalisé entre mars et juin dernier… (En cliquant sur les images vous pourrez les agrandir.)










Je regarde des bribes de ma vie, des sentiments ténus ou tenaces, des choses vues. Et comme le dit ce dernier feuillet, c'est finalement le lecteur, qui dénouant le fil rouge de ces pages écrit son propre voyage, l'imagine alors que je découpe la ville en petits morceaux de réels…

D'autres images de ce carnet en feuilles volantes, plus bas sur ce blog.

Et merci à Gerrit Sievert pour les photos :-)

dimanche 10 octobre 2010

Briser la glace de la mer intérieure

C'est la phrase-titre de la saison 2010-2011 du théâtre Vitez à Aix-en-Provence. Une citation tirée d'une lettre de Kafka à son ami Oskar Pollack. Un fragment de la phrase : "le livre doit être la hache pour briser la glace de notre mer intérieure". En allemand : "Ein Buch muss die Axt sein, für das gefrorene Meer in uns". Le programme complet comporte cinq autres images et des textes extraits de mon journal de bord poétique. Illustrer la saison de ce théâtre que je connais et fréquente depuis mes études m'a fait doublement plaisir : comme photographe et comme spectatrice. Le talent du graphiste a fait le reste.


L'affiche de la saison 2010-11 du théâtre Vitez


La photo est un paysage arctique, prise lors du Passage du Nord-Ouest durant l'été 2003 à bord de Vagabond, voilier polaire unique en son genre. La phrase de Kafka résonne en moi car, lors de ce périple, j'étais à fleur de peau et  de glace par les événements personnels que je vivais alors. Ma banquise intérieure fondait doucement au fil des miles parcourus.

samedi 18 septembre 2010

Lignes de faille

Après ma participation au fanzine sérigraphié autour de l'ours berlinois initié par Adeline en mars dernier, j'ai réalisé mes premières réalisations sérigraphiques au VETOMAT de Berlin, café alternatif et collectif d'artistes. Adeline, membre actif du collectif y dirige des ateliers "à la carte. c'est elle qui m'a aidé à préparer mon image de base en la tramant comme il faut, m'a montré les différentes étapes d'impression et pendant quatre heures, sous l'oeil attentif de l'experte, j'ai réalisé une trentaine de tirages à partir d'une photo et de collages, en gris bleuté et rouge mâtiné de cuivre. Voilà pour la technique.


"Lignes de faille" - double page

Cette série s'inscrit dans mon travail sur l'identité : l'intérieure, la construite, la fantasmée, la masquée, l'inconnue… Dans la perspective d'un livre d'artiste, voilà les premières pages, peut-être la couverture. A suivre donc !

Sous la peau

Lignes de faille

Les deux pages fonctionnent aussi séparément, comme deux affiches ou images autonomes. J'ai par ailleurs déjà en préparation une suite à cette série, du texte venant se surexposer à l'image, du texte collé sur des photocopies et cela rend assez bien. A mon prochain séjour à Berlin, je reprendrai et poursuivrai ce travail en cours.


samedi 12 juin 2010

Festival Ici & Ailleurs

Berlin - Brest Aller retour     

    Retour à Berlin il y a cinq jours déjà, après six jours intenses de festival à Brest, mon "Ailleurs " là-bas, tout à l'ouest.  Merci à Agnès et Véro, et tous ceux et celles  qui ont permis la réussite de cette cinquième édition.
      Retour à Berlin, mon "Ici" à moi,  avec le sentiment du travail accompli, celui de la mission remplie d'avoir emmené dans mon sillage une dizaine d'artistes berlinois, tous heureux de l'aventure artistique et humaine que nous avons vécu au milieu de la centaine d'autres artistes invités…
La Gazette de Berlin a consacré un bel article complet sur ce projet et ce pont d'artistes entre les deux villes.

       Sur le site du Centre des Arts de la Rue du Fourneau qui hébergeait le festival, Iffik Dornic a tenu son carnet-blog tout au long de ces jours, de la mise en place du lieu par les techniciens et intermittents, aux bénévoles qui ont fait tourner le festival, à l'équipe organisatrice et bien sûr les artistes. Bonne lecture à vous, il y a de petites interviews à regarder, dont la mienne, mais à vous de la trouver.

Retour à Berlin avec l'envie de poursuivre le travail ici, continuer mon journal berlinois dont la fin approche et  suivre les pistes de travail, les chemins de traverse.
Retour à Berlin avant de reprendre la route du sud vers Marseille avant de revenir "Ici" dans ma ville de coeur.